Chapitre Prieural

Saint Hugues 1er avril 2017

Rite Ecossais Rectifié et Religion chrétienne

Très Révérend Grand Prieur, Sérénissime Grand Maître National, Très Révérends et Révérends Chevaliers,
Très Chers Frères Ecuyers Novices,

Oui nous prêtons serment sur le prologue de l’évangile de Jean.

Oui nous jurons d’être fidèles à la « sainte religion chrétienne » le jour de notreréception au grade d’Apprenti.

Oui, l’Ordre Intérieur porte partout la marque de cette religion dans son cérémonial.

Est-ce que cela suffit à faire de notre rite un rite chrétien ?

Et s’il l’est, peut-il accueillir des membres de religions non chrétiennes ?

Ces questions sont récurrentes. Elles ont été l’occasion dans le passé de disputesqui ont abouti à des séparations, à des scissions douloureuses au sein de ce que nous pourrions appeler la communauté rectifiée. Elles sont aujourd’hui encore l’objet de controverses qui témoignent d’une incompréhension de ce que sontrespectivement religion et franc-maçonnerie, confession et rite initiatique, Eglise et loge.

C’est pourquoi notre Grand Prieur, Grand Maître National a souhaité que soit clarifiée et exposée de manière transparente la position du Grand Prieuré Rectifié de France sur les rapports entre notre Rite et la Religion chrétienne.

La maçonnerie rectifiée « moderne » est née comme vous le savez tous au Convent de Wilhelmsbad en 1782. Mais ses fondements sont plus anciens et trouvent leur origine dans ceux-là même qui ont constitué la maçonnerie spéculative, dont nous fêtons cette année le tricentenaire. Dans la première moitié du XVIIIème siècle,tous les maçons, à quelque rite qu’ils appartenaient, étaient chrétiens. Tous se réunissaient dans des Loges de Saint Jean. Tous avaient conscience d’être leshéritiers des bâtisseurs de Cathédrales. Les Constitutions d’Anderson nous disentque « si le Maçon comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin

irréligieux ». Comprenons bien que pour notre pasteur, un athée est un homme qui ne professe pas la religion de son temps, en bref un non - chrétien.

Pourtant, l’’initiation n’est pas la religion, même si les religions peuvent êtreinitiatiques, bien que ce ne soit pas leur objet principal. L’objet principal de la religion, c’est Dieu. Et nous pourrions ajouter, un Dieu révélé, un Dieu avec un nom, une volonté et des attributs. L’objet principal de l’initiation, c’est l’Homme. Bien sûr, nos fondateurs nous le disent avec constance, c’est l’homme considéré du point de vue de son origine et de sa destination. Crée par Dieu, séparé de lui,l’homme a la faculté de se réunir à nouveau à son créateur. Il lui faut pour cela se connaître, c’est-à-dire reconnaitre en lui une Présence et s’effacer devant elle. Le projet de l’initiation est de nous conduire sur le chemin de la vérité et de la vie,c’est-à-dire à la deuxième naissance. Faute de quoi, nous serions condamnés à la deuxième mort ; dont Michel Fromaget nous dit qu’elle « désigne le choix fait par la personne de refuser la vie spirituelle dont la possibilité est inscrite dans sa nature. Elle signifie le refus de laisser en soi la place à un autre que soi 1».

Rites initiatiques et religions couvrent des champs différents. Au premier abord pourtant, cette distinction n’apparait pas évidente. En effet, l’objet de l’initiation maçonnique, particulièrement dans notre rite, est de rapprocher l’homme de son créateur et sa finalité est de lui permettre de s’unir à lui. La religion pour sa part estune manière d’envisager la relation entre les hommes et le divin, une façon de concevoir le monde et de répondre aux grandes questions existentielles : d’oùvenons-nous, pourquoi existons-nous, où allons-nous après la mort. Et enfin, c’estaussi une manière de vivre qui découle des croyances et des modes d’expression de celle-ci2.

On voit bien qu’il y a un point commun entre initiation et religion : c’est Dieu. Maisensuite tout est affaire de positionnement. La religion, singulièrement la religion chrétienne, est avant tout celle du salut. Le Christ se sacrifie pour le salut des hommes. De tous les hommes. Elle est aussi celle des sacrements qui lesincorporent à l’Eglise et qui sont les signes visibles de la grâce de Dieu.

Les différences deviennent alors sensibles : le processus de l’initiation maçonnique est individuel, le salut n’est pas son objet, les sacrements y sont ignorés, la loge n’estpas une église, le rite n’est ni un culte, ni une morale, la doctrine n’est pas undogme et la réintégration n’est pas une rédemption.

1 Michel Fromaget « L’au-delà, ici et maintenant. Essais sur la mort dans la pensée de Maurice Zundel » in Etudes sur la mort – L’Esprit du Temps – 2005/2
2 Nous empruntons cette définition de la religion à Agapé France, une association membre de la Fédération Protestante.

Surtout, si notre Régime propose un enseignement, il n’apporte pas de réponses aux questions existentielles comme le font les dogmes de l’Eglise. Le salut exige la foi pour que l’homme soit racheté et rendu libre. La réintégration suppose de son côté un parcours graduel et une compréhension préalable de la structure ternaire del’homme et des raisons pour lesquelles la ressemblance avec le Créateur a étéperdue. Enfin, l’immortalité de l’âme n’est pas acquise, mais doit être conquise, et lavie éternelle est accessible dès ce monde et en ce monde pour l’homme réalisé.

Quant au Dieu que nous invoquons, nous maçons rectifiés, gardons-nous, enexcipant des références chrétiennes qui abondent dans nos rituels, d’affirmer qu’il s’agit du Christ. En effet, L’ouverture et la clôture de nos travaux dans les grades symboliques de notre Rite ne sont pas des invocations au Fils, ni même au Père,mais au Grand Architecte de l’Univers, Etre éternel et infini.

Cette distinction est essentielle. Notre rite ne sacrifie pas seulement à la traditionmaçonnique en faisant référence au Grand Architecte de l’Univers. Il affirme d’emblée que le Dieu qui préside à nos travaux n’est pas une personne, mais la Déité. Il s’agit de l’Un dont tout procède, l’essence divine en soi inconnaissable dont parle Maître Eckhart et qui est « au-delà de tout », « qui n’est ni ceci, ni cela3 ».

Quelles conséquences pouvons-nous tirer de tout ce que nous venons de dire dansle rapport de l’Ordre et du Christianisme?

La première conséquence, c’est qu’il n’y a à l’évidence aucune contradiction entre l’un et l’autre. La deuxième c’est que les appartenances sont complémentaires. Latroisième c’est que l’Ordre se fonde sur la métaphysique et sur la gnose alors que le christianisme relève de la révélation et du dogme. La quatrième enfin, qui n’est pas la moindre, c’est que l’Ordre est resté initiatique quand le christianisme –qui l’était à l’origine- a perdu cette qualification.

Nous nous référons ici à René Guénon. Voici en effet ce qu’il écrit dans « Aperçussur l’ésotérisme chrétien » : « (...) en dépit des origines initiatiques du christianisme, celui-ci, dans son état actuel, n'est certainement rien d'autre qu'une religion, c'est-à-dire une tradition d'ordre exclusivement exotérique, et il n'a pas en lui-même d'autres possibilités que celles de tout exotérisme ; il ne le prétend d'ailleurs aucunement, puisqu'il n'y est jamais question d'autre chose que d'obtenir le "salut". Une initiation peut naturellement s'y superposer, et elle le devrait même normalement pour que la tradition soit véritablement complète, possédant effectivement les deux

3 Sermon 71

aspects exotérique et ésotérique ; mais dans sa forme occidentale tout au moins, cette initiation, en fait, n'existe plus présentement.4»

La réponse de l’Eglise, par la voix du cardinal Daniélou, théologien indiscutable etanti-guénonien notoire mérite d’être citée à son tour : « Le premier trait qui caractérisele christianisme est qu’il est essentiellement la foi en un événement, celui de la Résurrection duChrist. Cet événement constitue une irruption de Dieu dans l’histoire qui modifie radicalement lacondition humaine et constitue une nouveauté absolue. Or ceci distingue complètement le christianisme de toutes les autres religions. C’est là ce que méconnaît René Guénon quand il réduit le christianisme à n’être qu’une des formes de la tradition originelle. Il en évacue précisément tout cequi en fait l’originalité »5

Si un maçon rectifié ne peut ignorer ni refuser de reconnaître le caractère unique du christianisme, il lui sera sans doute plus difficile d’acquiescer à cette autre affirmation d’un éminent Bénédictin:

« [L'expérience chrétienne], exige une purification de l'esprit encore plus totale et qui n'est plus etne peut plus être notre œuvre. Essentiellement surnaturelle en effet, elle se poursuit sous la directionde l'Esprit-Saint lui-même usant à cette fin des vertus théologales et des dons qu'il nous a conférés.(...) le christianisme est cette relation absolument transcendante que l'esprit ne peut découvrir et devant laquelle l'homme est impuissant. Le christianisme n'est connaissable que par révélation, son Dieu n'est accessible que par grâce. Dès lors, la métaphysique doit reprendre sa place subordonnée, elle ne sera que l'humble servante d'une sagesse qui est don souverain et entièrement gratuit du Dieu Créateur et qu'elle est par elle-même aussi incapable de concevoir que d'accomplir. (...) La conversion ne se fera pas sans crucifiement et c'est la loi de la conversion. 6»

C’est sans doute ici que les voies divergent, dans cette phrase : « le christianisme estcette relation absolument transcendante que l’esprit ne peut découvrir et devant laquelle l’homme estimpuissant ». Même en admettant que l’esprit signifie ici le mental, la doctrinerectifiée, si nous l’avons bien comprise, ne laisse pas l’homme impuissant face à latranscendance divine, sans exclure pour autant l’action de la grâce, rendue agissantepar l’initiation.

Il y a dans les propos des auteurs chrétiens, particulièrement catholiques, une dimension apologétique qui vise à justifier la primauté du christianisme sur les formes traditionnelles, et qui conserve malheureusement des relents de condamnation de la Franc-maçonnerie.

4 René Guénon - Aperçus sur l’ésotérisme chrétien - Editions Traditionnelles pages 39-40
5 J. Daniélou, Essai sur le mystère de l’histoire, Ed. du Seuil, 1953, p. 107
6 Dom Irénée Gros, o.s.b., Sagesse hindoue et Sagesse chrétienne, Témoignages, avril 1950, pp. 198-212.

Nous en resterons là pour aborder maintenant rapidement la manière dont nos fondateurs ont conçu le christianisme et la religion dont ils parsemèrent nos rituelset d’autres textes fondamentaux tels que la Règle en 9 points.

Notons d’abord que le christianisme de Willermoz n’est pas celui de Martines dePasqually et pas non plus celui de Louis Claude de Saint Martin. Plus encore, les conceptions de nos fondateurs ont beaucoup évolué avec les années et avecl’intégration progressive de la doctrine des Elus Coëns dans celle du rite rectifié.

Hommes d’œuvres et de bonnes œuvres, Willermoz était dans la vie un catholiqueconvaincu, dont la pratique était conforme aux usages du diocèse de Lyon et del’Eglise de France à la fin de XVIIIème siècle. Mais comme maçon, il s’est toujoursopposé, et parfois violemment à toute « confessionnalisation » du rite, à tout mélange de genres inapproprié. C’est ainsi qu’il obtint la dissolution de la Loge LaTriple Union, à l’orient de Marseille, parce que son V.M. le F. Achard, était (ce sont ses mots) un « fanatique » qui « [voulait] toujours faire entrer le catholicisme dans l’institutionmaçonnique et [conseillait] aux apprentis de se confesser avant leur réception ». Il écrivaitd’ailleurs au même Achard en 1782 : « La vraie tendance du Régime rectifié est et doit resterune ardente aspiration à l’établissement de la cité des hommes spiritualistes pratiquant la moraledu Christianisme primitif, dégagée de tout dogmatisme et de toute liaison avec une Eglise quellequ’elle soit. » Et il ajoutait, dans le même texte : « Les Loges doivent être des écoles de morale chrétienne et non pas de catholicisme7». La morale doit être entendue dans sonsens de l’époque, c’est-à-dire : ce qui est conforme aux principes. La différence entre la morale chrétienne et le catholicisme est justement la frontière qui séparel’initiation de la religion.

L’ouverture de la loge de Compagnons nous donne une autre idée de la place de lareligion dans le système rectifié :

V.M. Où sont tracées les règles de nos devoirs ?[...]

2°S Elles sont empreintes dans nos cœurs; la raison nous en instruit, la religion les perfectionne,et la tempérance nous aide à les remplir.

Ce qui compte vient du cœur, c’est-à-dire du plus intime de nous-même, et nous estintelligible par la raison. On reconnait ici le dialogue de l’esprit et de l’âme, dialogue dans lequel aucune instance extérieure ne pourrait s’immiscer. La religion et les vertus ne viennent qu’en second plan, dans un rôle d’appui et de mise en œuvre.

7 Les textes cités figurent au fonds Willermoz de la Bibliothèque Municipale de Lyon5

 

Les nombreuses allusions à l’Ancien Testament étaient aussi un moyen d’inscrire lareligion chrétienne dans une perspective qui ne se limitait pas à la dimension historique et eschatologique du christianisme. Le type même de la Franc- maçonnerie est bien le Temple de Salomon et le maître intérieur est bien Hiram, non le Christ comme trop de nos Frères veulent le croire. Les fondateurs de notre rite allaient plus loin encore et n’hésitaient pas, comme Joseph de Maistre, à affirmer que « la vraie religion a bien plus de dix-huit siècles. Elle naquit le jour que naquirent les jours », faisant écho à Saint-Augustin pour qui « cette chose même que l’on appelle aujourd’hui religion chrétienne existait chez les Anciens et n’a jamais cessé d’exister depuis l’origine du genre humain, jusqu’à ce que, le Christ lui-même étant venu, l’on a commencé d’appeler chrétienne la vraie religion qui existait déjà auparavant ».

Il s’agit ici d’un christianisme que l’on appelle selon les cas transcendant ou primitif et que les fondateurs du Régime, qui avaient lu Saint Augustin, nommaient systématiquement la « vraie » religion, impliquant peut-être par là qu’il y en eût unefausse.

Et pour enfoncer définitivement le clou, citons maintenant les instructions aux Profès : « Le grand nombre de ceux qui désiraient être initiés aux mystères du christianisme, etles persécutions violentes qui commencèrent à s’élever, forcèrent à se garantir de l’indiscrétion inévitable d’une trop grande multitude et des profanations qui en résultaient ; Les assemblées furent secrètes, et les vraies initiations devinrent extrêmement rares. On se borna à admettre les Elus à quelques parties de la doctrine et du cérémoniel mystérieux, mais sans leur en accorderl’intelligence, car il ne leur fut donné que les interprétations pieuses, morales ou dogmatiques qui suffisaient au plus grand nombre ».

Il est temps de résumer : pour les fondateurs de notre rite, le christianisme n’estinitiatique que dans sa phase préconciliaire. Au-delà, il n’est plus que piété, morale et dogme. La religion, chrétienne ou non, n’a pas sa place dans l’institution maçonnique. L’initiation est antérieure au christianisme, même si elle trouve son accomplissement dans le Christ ressuscité. L’Ordre est Chrétien parce qu’il nepouvait en être autrement, eu égard au contexte qui prévalait lors de la naissance de la maçonnerie. Il l’est aussi parce que le christianisme dans sa pureté originelle conduisait ses adeptes sur les chemins de la réalisation et de l’intégration, en exigeant qu’ils fussent qualifiés, préparés et qu’ils eussent l’intelligence de ladoctrine. Le christianisme ainsi conçu est une référence, un modèle, mais jamais une recette et l’initiation maçonnique ne saurait en être le fac-similé. Les deux voiessont parallèles et complémentaires, elles ne sont pas exclusives l’une de l’autre, mais

elles n’aboutissent pas aujourd’hui au même résultat. Dieu peut bien être révélé, Dieu peut bien s’incarner, Dieu peut bien se sacrifier pour le salut des hommes,c’est dans le fond de son âme que l’initié le rencontre, et l’expérience qu’il en a est éminemment personnelle et incommunicable. Si le chemin n’est pas fait, la rencontre n’a pas lieu et, ne craignons pas de le dire, l’âme ne s’immortalise pas.

Pour finir, nous il nous faut parler de l’ouverture du rite à des hommes qui ne seraient pas de confession chrétienne. Nous n’avons pas l’intention d’interpréter ou de travestir les textes, qui sont en eux-mêmes suffisamment explicites. Le rituel du quatrième grade contient à ce sujet des affirmations non équivoques dont la plus connue est la suivante : « Oui, l'Ordre est chrétien ; il doit l'être, et il ne peut admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes bien disposés à le devenir de bonne foi, à profiter des conseils fraternels par lesquels il peut les conduire à ce terme ».

Il serait intéressant de s’attarder sur le membre de phrase « il doit l’être », qui laisse entendre une nécessité de dépasser les contingences historiques, religieuses etsociales de l’époque et qui trouve sa justification comme on l’a vu dans le caractère initiatique du christianisme primitif. Il faudrait aussi rappeler que l’Ordre signifiebien ici l’Ordre Maçonnique, ce dernier ne se réduisant pas à ce que nous appelonsaujourd’hui l’Ordre Intérieur, mais couvrant l’ensemble du Régime et donc les Loges de Saint-Jean. Compte-tenu des évolutions de la maçonnerie moderne qui laissent ces loges à l’administration des Grandes Loges nationales, toute exclusionfondée sur la religion serait aujourd’hui difficilement envisageable et sans doute contraire au droit des associations.

Mais ce que nous voulons retenir surtout, c’est que la porte est ouverte auxhommes bien disposés et de bonne foi. Et que, pour Willermoz, les chrétiens sontd’abord des hommes traversés et portés par l’Esprit saint, dont Jean nous dit « qu’il souffle où il veut », qu’il est « comme le vent dont on ne sait d’où il vient ni où il va »8.

En conclusion, vous me permettrez de citer le premier Grand Prieur du GPRF, le T.R.C. Michel Gauthier, eques ab Alba Domina, qui s’exprimait ainsi à l’occasion duChapitre Prieural de la Saint Hugues, le 26 avril 2003: « En ce qui concerne les interrogations sur ce qu'est ou doit être le RER, débat actuellement très en vogue sur les différents sites maçonniques, nous devons affirmer au GPRF que nous resterons ce que nous sommes, c'est à dire des Francs-maçons chrétiens. Chrétiens, car nous ne ferons aucune concession sur le caractère chrétien de la doctrine rectifiée ; Francs-maçons car nous nous inscrivons dans la Maçonnerie

8 Jean 3 :8

régulière universelle qui donne droit à chacun, quelle que soit sa confession, chrétienne ou non, d'entrer en Franc-maçonnerie, par la voie Rectifiée s'il souhaite sincèrement entendre, sous nos formes rituelles spécifiquement chrétiennes, la Parole du Christ qui s'adresse, sans exclusive, à celui qui vient à Lui. Cette affirmation nous permettra de nous prémunir contre toute dérive de type ecclésial, contraire à l'esprit du RER et toujours préjudiciable à notre Régime, et de rester pleinement ce que nous sommes ».

Il va de soi que pas une ligne n’est à changer dans cette déclaration, qui règle,définitivement nous l’espérons, les vains débats sur le nom et le certificat debaptême où se complaisent encore trop de nos Frères.

Chapitre Prieural de la Saint Hugues 1er avril 2017

 

T.R.C. Jean-Louis, GCCS
Eques a Vero Desiderio
Grand Prieur d’Honneur du Grand Prieuré Rectifié de France