Les Pères de l'Eglise sont des auteurs chrétiens, le plus souvent des évêques, en tout cas toujours des hommes chargés de responsabilités pastorales, qui dans les premiers siècles de l'Eglise, par leur prédication et par leurs écrits, ont influencé les développements de la doctrine chrétienne et contribué à la formation des chrétiens de leur époque et des siècles à venir.

Généralement on parle de "Pères de l'Eglise" pour des écrivains et prédicateurs des cinq, six ou même huit premiers siècles de notre ère.

 

Des Pères comme Origène, Grégoire de Nysse, Maxime le Confesseur ou Augustin, voient l'origine de l'humanité comme appartenant à l'ordre de la métahistoire. Ils considèrent ainsi la phase actuelle d'évolution de l'humanité comme prolongement d'une phase antérieure d'involution de l'esprit dans la matière, dans l'espace et le temps. Cette involution aurait été provoquée in illo tempore par une erreur ou par une chute essentielle ou principielle.

 

Augustin ne fait pas douter de la nature de son anthropologie. Il écrit dans Fide et symbolo (X, 23) : "Trois sont les éléments en quoi consiste l’homme : l’esprit, l’âme et le corps".

Augustin est l'un des premiers et des principaux "Pères latins", qui a été l'un des Pères de l'Eglise qui a écrit à peu près sur tous les sujets, mais s'est tout particulièrement illustré par ses écrits sur la grâce, le Désir de Dieu, l'Amour, le Christ...

 

On peut citer enfin Irénée :

« Car, par les Mains du Père, c’est-à-dire par le Fils et l’Esprit, c’est l’homme, et non une partie de l’homme, qui devient à l’image et à la ressemblance de Dieu. Or l’âme et l’esprit peuvent être une partie de l’homme, mais nullement l’homme : l’homme parfait, c’est le mélange et l’union de l’âme qui a reçu l’Esprit du Père et qui a été mélangée à la chair modelée selon l’image de Dieu.»